Wednesday, March 30, 2011

E


ÉCOAUTOROUTE : 1. Concept fumeux au service du lobby autoroutier consistant à rendre
« vert » ce qui ne l’est pas et (surtout !) ce qui ne peut pas l’être.  2. Voie ferrée.

ÉCOBLANCHIMENT : Le terme Écoblanchiment est utilisé pour désigner un procédé de
marketing utilisé par une organisation (entreprise, constructeur automobile, etc) dans le but de
donner à l'opinion publique une image écologique responsable, alors que plus d'argent a été
investi en publicité verte (la couleur verte symbolisant ici l'écologie) qu'en de réelles actions
en faveur de l'environnement. Il est appelé aussi éco-blanchiment ou blanchiment écologique.
Le terme vient de l'anglais greenwashing. (voir aussi Greenwashing)

ÉCOMOBILISER : Développer l'espace publique et communautaire à l'échelle de l'être
humain plutôt qu'en fonction de l'automobile, en priorisant les transport actifs.

ÉCOMOBILISTE : 1. Citoyen se déplaçant de façon saine et écologique. 2. Citoyen
conscient des enjeux environnementaux et se mobilisant en ce sens.

ÉCOMOBILITÉ : L'écomobilité est l'étude puis la mise en place, en milieu urbain, des
modes de transports les moins polluants, dans l'ordre : la marche à pied, les vélos, les
vélomobiles au quotidien (ces deux derniers formant le cyclisme urbain), les transports en
commun (bus, tramway, train, métro) puis le covoiturage.

ÉCOQUARTIER : Projet d'aménagement urbain visant à intégrer des objectifs de
développement durable et réduire son empreinte écologique. Du point de vue
environnemental, l'écoquartier concilie autant que possible les différents enjeux
environnementaux dans le but de réduire son impact: réduction des consommations
énergétiques et développement des énergies renouvelables, meilleure gestion des
déplacements avec limitation de la voiture et incitation à l'utilisation de transports doux
(transports en commun, vélo, marche à pied), réduction des consommations d'eau, limitation
de la production de déchets, favoriser la biodiversité. Les écoquartiers favorisent l'usage du
vélo grâce à des pistes cyclables, la présence de parking à vélo sécurisé, des voies piétonnes
permettent de circuler en toute sécurité, des arrêts de bus parcourent le quartier, etc.

ÉCOVILLE : Ville durable cherchant à diminuer son empreinte écologique tout en
compensant ses impacts sur l’environnement. Les écovilles ont parfois également un objectif
d’autarcie énergétique voire alimentaire. A plus petite échelle on parle d’écovillages ou
d’écoquartiers.

ÉCOTARTUFFE : Converti de fraîche date à une écologie bien particulière,
l'écoblanchiment, l'écotartuffe envahit les médias dominants. Cet Adepte du génial «
développement durable » nous promet que le sauvetage de la Terre est d’abord une
merveilleuse opportunité de donner un nouveau souffle à la société de consommation, à la
marchandisation du monde, à la Croissance et à TF1. Exemple : « Les personnalités
extraordinaires qui vont sauver la nature, et sans que nous ayons à descendre de nos automobiles, ce sont Paris Hilton, François Pinault, Miss France, Alain Juppé, Léornado di
Caprio, Luc Besson, Yann Arthus-Bertrand, Jean-Marc Sylvestre ou encore l’immense
philosophe Luc Ferry. Car par ces temps d’effondrement de la biodiversité, une espèce, elle,
prolifère en suivant la courbe de l’explosion des cours du pétrole : ce sont les écotartufes. »
(dossier de Casseurs de pub intitulé « Les écotartufes »)

ÉCOTAXE : Taxe pigouvienne, du nom de l’économiste libéral Arthur Cecil Pigou, qui
proposa d’internaliser les déséconomies externes, c’est-à-dire les dommages engendrés par
l’activité d’un agent qui en rejette le coût sur la société. L’écotaxe concerne spécifiquement
les dommages environnementaux de l’automobile. (voir Taxe carbone)

EMBOUTEILLAGE : Action d’empiler les voitures les unes après les autres sur un plan
horizontal. Exemple : « L’embouteillage réanime la «vocation démocratique» de la bagnole
en gratifiant tout le monde de la vitesse zéro ». (Gilles Châtelet).

ÉMISSIONS GRISES : Les émissions de CO2 sont en train de devenir, du fait de leur rôle
avéré dans le réchauffement climatique, l’indicateur environnemental principal de l’industrie
automobile. Bien plus, les émissions de CO2 sont même pour les constructeurs automobiles
un argument marketing et pour le gouvernement un moyen de récompenser les automobilistes
sous forme de bonus “écologique”. Avec les émissions de CO2, exprimées en grammes de
CO2/km, on parle de ce que les voitures émettent en matière de Gaz à Effet de Serre (GES)
durant leur utilisation. De ce fait, les émissions de CO2 sont directement corrélées à la
consommation de carburant des véhicules. Les émissions de CO2 dont on parle ici ne
prennent absolument pas en compte les émissions liées à la fabrication, l’assemblage et le
transport des véhicules avant leur achat, sans même parler des émissions liées au recyclage
(75% d’une voiture est recyclé en fin de vie) ou à la mise en décharge de ce qui reste des
Véhicules Hors d’Usage (VHU). Une voiture nécessite en effet en moyenne 30 tonnes de
matières premières lors de sa construction. Ces matières premières sont extraites du sol,
transportées et transformées, activités fortement émettrices de Co2. A partir de ces matières
premières, on va fabriquer des pièces détachées (process industriel qui produit encore du
CO2). Ces pièces sont ensuite elles aussi transportées, parfois à l’autre bout du monde, pour
être assemblées dans les usines des constructeurs automobiles. Enfin, l’assemblage et le
transport final des véhicules produisent là encore du CO2. Également, le carburant (essence
ou diesel) mis par l’automobiliste dans le réservoir de sa voiture a subi tout un ensemble de
transformations depuis l’extraction du pétrole brut jusqu’au raffinage en passant bien
évidemment par le transport, autant d’activités émettrices de CO2… Tout ceci représente ce
que l’on appelle les “émissions grises de CO2″, c’est-à-dire les émissions cachées qui ne
relèvent pas directement de l’utilisation de la voiture mais n’en représentent pas moins une
part importante des émissions totales des voitures, ce que l’on peut appeler le “bilan carbone
de l’automobile”.

EMPAQUETAGE : Pratique militante consistant à recouvrir de tissu les voitures stationnées
sans scrupule sur les pistes cyclables. On parle aussi parfois d'emballage de voitures.

ÉNERGIVORE : Qui utilise beaucoup d’énergie. Exemple : L’automobile est le mode de
déplacement individuel le plus énergivore.

ÉQUILIBRE DE RANDY : Théorie définie par Randall Ghent (Randy), fondateur de la
revue Carbusters ("Les pèteurs de bagnoles"), selon laquelle des propositions de réduction de la place de la voiture peuvent trouver un écho favorable auprès de l’opinion publique si elles
sont d’autant plus radicales que l’industrie automobile est conservatrice.

ESPACE PARTAGÉ : Concept urbain inventé par l'ingénieur hollandais Hans Monderman
(1945-2008) sous le nom de « Shared Space », traduit par « Espace partagé » ou parfois aussi
par l'expression de « Route nue », mais cette traduction ne semble pas appropriée car il s’agit
d’aménagements situés en ville et non en milieu purement routier. Hans Monderman propose
de responsabiliser les usagers de la route en réduisant la signalisation routière de certains
carrefours et de certaines rues, voire même en la faisant complétement disparaître. Le concept
d’espace partagé rencontre un grand succès populaire dans de nombreuses villes des Pays
Bas, de Grande Bretagne et d’Allemagne. Il apparaît comme une réconciliation des différents
usagers de la rue, en mettant tout le monde sur le même plan.

ESSENCE : Liquide puant et salissant servant à mettre dans les réservoirs des voitures et à
trouver des raisons de faire la guerre. Exemple : Remarquez, si on fait l’amour, c’est pour
satisfaire les sens. Et c’est pour l’essence qu’on fait la guerre ! (Raymond Devos)

ÉTALEMENT URBAIN : Phénomène de développement des surfaces urbanisées en
périphérie des grandes villes, provoqué par la généralisation de l’automobile. Cet étalement se
fait avec une densité du bâti d'autant plus faible que l'on s'éloigne du coeur des villes, ce qui
rend les transports collectifs inefficaces et accroît la dépendance à l’automobile. (voir aussi
Lotissements périurbains et Kit de réparation de l'étalement urbain).

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